Futilités

Agir ou subir

Agir est risqué et entraîne des pertes irrémédiables. Qui ne seront jamais compensées.

Rentrer ou sortir

Si je sors, pas de peine.

Pas de douleur, pas de questions, pas d’écriture, pas de musique, pas de sensations, pas d’angoisses, pas de peurs, pas de rire, pas de froid, pas de vin, pas d’ivresse.

Si je sors, un seul agissement puis le néant.

Rentrer pour ne pas connaître le néant.

Importance des sens. Pourquoi exactement ? Pour ne pas devenir totalement fou à lier. Pour ne surtout pas envisager l’absurde, l’indicible, le vide complet, la non raison. Car il n’y a aucune raison particulière.

A-t-on le droit d’entrer sans consommer ? Juste comme ça, pour voir ? Contemplateur. Allez, on va rester, s’asseoir un moment.

Ok, mais on est d’accord : si on entre, c’est pour être spectateur, attentif aux autres, sans se mêler. Surtout pas. Se mêler, c’est adhérer. Et on n’adhère pas.

Agir ou subir

Agir, c’est couper.

Couper, c’est blesser. Blesser, c’est extrêmement douloureux. Après vient le manque. Le syndrome du membre fantôme. Et peut-être bien la souffrance. On ne sait pas tant qu’on n’y est pas encore.

Alors plutôt subir.

Subir, c’est une douleur continuelle, lancinante. Elle est confortablement installée. On s’habitue à l’en presque oublier.

Oui, mais quelle souffrance. Réelle, tangible.

Il faudra bien décider un jour.

Oublier

On referme bien sagement son carnet, on pose doucement son stylo et on augmente encore un peu les volumes, jusqu’à, ENFIN, ne plus s’entendre penser.

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